Ce qu’il faut savoir sur l’assainissement autonome

Ce qu’il faut savoir sur l’assainissement autonome

Un assainissement autonome est un moyen de collecter, de traiter et de rejeter les eaux usées domestiques des habitations non desservies par le réseau public de collecte des eaux usées. Il existe de nos jours deux types d’assainissement autonome, l’assainissement non collectif (ANC) et l’assainissement semi-collectif ou encore appelé groupé pour un petit groupe d’habitations.

Un assainissement autonome pour les habitations isolées

Un assainissement autonome est préconisé pour les habitations isolées qui ne peuvent pas être reliées au réseau d’assainissement public et collectif (qui collecte et transporte les eaux usées domestiques mais aussi les eaux industrielles et les eaux pluviales) soit à cause de la distance, soit à cause d’un coût trop onéreux. Ce système est alors pourvu d’un système de pré-traitement des eaux puis d’un autre système de traitement pur des eaux usées, contenant chacun différents types d’ouvrages pour y parvenir, à savoir des tranchées d’épandage, des lits d’épandage, des filtres à sable, des tertres d’infiltrations, etc.

Depuis 1992, une loi stipule que toute commune doit contrôler les installations d’assainissement autonome ou individuel, la construction et la mise aux normes et les frais d’entretien de celui-ci étant à la charge des particuliers. La réglementation s’est quelque peu durcie depuis 2005 et 2006 où la loi dite du Grenelle II sur les milieux aquatiques est venue renforcer ces contrôles. Cependant, il faut savoir que près de 13 millions de Français disposent d’un tel type d’assainissement, soit 20 à 30% de la population rurale. Le système d’assainissement autonome et moins coûteux que l’assainissement collectif et préserve davantage l’écosystème et le milieu aquatique.

Pour ce faire vous avez le choix entre une fosse toutes eaux (souvent également appelée fosse septique, même si cette expression est progressivement remplacée) et une micro-station d’épuration. Vous trouverez sur ce guide : http://fosses-septiques.fr un comparatif des deux dispositifs, notamment en termes de travaux à engager.

La seule contrepartie demeure l’entretien et la vidange notamment : les matières s’accumulant dans la fosse toutes eaux, celle-ci doit être vidangée environ tous les 4 ans car la composition de ces matières de vidange est proche de celle des boues d’épuration. Seulement, elles contiennent plus de pollution microbiologique, plus de polluants chimiques du fait de leur origine purement domestique (produits déversés dans les éviers et les lavabos bien souvent).

La vidange de la fosse Septique

Il faut savoir qu’une fosse septique reçoit uniquement les eaux dites noires, celles des sanitaires. A contrario, une fosse toutes-eaux reçoit les eaux noires et les eaux dites grises (cuisine, machine à laver, etc.). Quoiqu’il arrive, les eaux pluviales sont proscrites.

Une fosse septique comporte 2 compartiments munis de déflecteurs qui empêchent le passage des eaux brutes dans l’élément de drainage. Les matières solides se déposent au fond tandis que les matières flottantes restent à la surface.

La vidange d’une fosse septique est obligatoire et nécessaire pour éviter tout engorgement des tuyaux justement et des drains (pour l’épandage). Cette vidange doit être effectuée à raison de 4 ans par un professionnel.

Une vidange d’une fosse septique ne signifie pas qu’il faut vider toutes les boues : en effet, il faut garder une partie qui contient les bactéries nécessaires pour la “digestion” des matières dans un premier compartiment et vider entièrement le second compartiment. Pour remettre la fosse septique en service, il suffit ensuite de remplir celle-ci avec de l’eau.

Néanmoins, il est vivement conseillé d’effectuer des contrôles périodiques en vérifiant l’épaisseur des dépôts au fond de la fosse : une fosse septique peut toujours fonctionner même si elle est pleine, seulement le liquide se fraie un passage à travers le dépôt au lieu de séjourner dans la fosse.

Attention, enfin, à ne jamais déverser des matières telles que filtres à café, cheveux, couches jetables, litière pour chats, pesticides, diluants, graisses et huiles, pansements, préservatifs qui se décomposent très lentement et qui endommageraient la possibilité d’épuration de la fosse septique.

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