Est-il possible de vivre dans un habitat en toute autonomie ?
Est-il possible de vivre dans un habitat en toute autonomie ?

Avec la crise sanitaire du Coronavirus et les décisions gouvernementales qui ont donné la direction d’un confinement strict, on entend de plus en plus souvent parler de la notion d’autonomie. Cela peut signifier plusieurs choses qui varient fortement selon les personnes et selon les cultures. En effet, est-ce que vivre en autonomie signifie vivre complètement en ermite dans un habitat isolé de tout, ou simplement vivre sans payer sa facture mensuelle à EDF en comptant sur d’autres dispositifs, ou encore plus facilement, faire des gestes du quotidien qui permettent une autonomie relative à défaut d’être totale ? En tout cas, Quelle que soit la définition choisie, il faut s’interroger sur la possibilité d’être autonome dans son lieu de vie, est-ce un mythe ou une réalité ? C’est ce qu’on va essayer de déterminer dans cet article afin d’y voir plus clair sur cette question ardue.

L’autonomie pour une maison reste un défi compliqué

Vivre en autonomie dans une maison “classique” est un défi de taille. En effet, dans une maison, de nombreux appareils ont une consommation dont on ne soupçonne pas l’importance. Que cela soit en eau avec la cuvette des WC, en électricité avec le sèche-cheveux ou en gaz avec les plaques chauffantes, les consommations de ces outils de notre vie quotidienne est très élevé. Or, dans une maison où l’on vit à plein temps, il est compliqué de se refuser du confort : va-t-on vraiment se refuser une machine à laver le linge si des vêtements doivent être lavés ? Va-t-on vraiment se refuser d’allumer la télévision par manque de courant.

La quantité d’énergie et d’eau nécessaire dans un habitat traditionnel rende la tâche quasiment impossible. La seule solution pour concilier un lieu de vie classique avec une autonomie énergétique serait soit d’y vivre seul et de renoncer à en faire un foyer familial et de ne jamais accueillir d’ami, soit de changer considérablement notre manière de vivre. L’on peut par exemple penser aux toilettes sèches, ou aux douches économes en d’eau, mais cela demande d’avoir l’esprit particulièrement conscient des problématiques de sauvegarde de l’environnement

De plus, le problème principal de vouloir être autonome est également une question de volonté. Car il est toujours possible si l’on est prêt à faire des kilomètres pour se ravitailler en eau, à bichonner ses panneaux solaires, à faire beaucoup d’efforts de vivre en totale autonomie. Mais cela vous prendra énormément de temps et il n’est pas forcément donné à tout le monde d’avoir beaucoup de moment à consacrer à sa maison en parallèle de son activité professionnelle. Certains ont réussi ce défi comme la chaîne youtube des  Pingouins dans le désert (https://www.youtube.com/channel/UC-jv9gy4kyBZUhFBHQGw72Q )

L’autonomie comme une expérience unique à vivre

L’autonomie n’est tout de même pas impossible mais encore faut-il savoir dans quoi l’on s’engage. Et il est plus facile de vivre une expérience en autonomie durant une période temporaire. Pour tester un habitat autonome et à la fois avec le confort d’un hôtel cosy, www.buco.li est un exemple de solution qui est disponible. Issue du courant des Tiny House apparues aux États-Unis il y a quelque temps, l’idée est de ne rien sacrifier sur le confort mais de passer des nuits de week-end, de congé ou de vacances respectueuses de l’environnement en ne consommant que très peu d’énergie grâce à des dispositifs d’innovation low-tech. Au programme, mix énergétique solaire-gaz avec récupération d’eau de pluie et économie d’eau (toilettes écologiques). Vous serez seul au monde dans un écrin de verdure et la sensation d’être libre, l’immensité du décor vous en mettront plein la vue et permettront de vous rappeler ce qu’est la définition de vivre. Cerise sur le gâteau, tout ceci n’est qu’à 2 heures de Paris

L’autonomie en appartement reste un mythe

L’autonomie en ville est malheureusement impossible. On ne va pas vous mentir en vendant du rêve sur le fait qu’il y a des possibilités de décarboner une partie de sa consommation ou de mettre en place des actions du quotidien qui permettent d’optimiser son attitude. Tout cela est vrai. Mais il n’en demeure pas moins que le mode de vie urbain complique considérablement toutes les initiatives qui ont pour but de sortir du moule.

C’est donc un constat mitigé celui qui doit nous amener à trancher si oui ou non il est possible d’avoir un habitat 100% autonome. À l’année, il est sûrement trop difficile d’avoir la possibilité de bénéficier d’un tel habitat car cela demanderait trop de temps pour s’en occuper (aller récupérer de l’eau, entretenir les panneaux solaires, perdre en confort etc.) même si c’est possible dans certains types d’habitats (type tiny house). Par contre, on recommande de tester un habitat autonome avec des professionnels qui en proposent à la nuitée pour vivre des expériences insolite et inédite.

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