Cela fait quelques années que les plateformes de location saisonnière ont fait leur apparition sur internet. Vous connaissez sûrement leurs noms : Airbnb, Booking, Abritel, etc. Le point commun entre ces plateformes est qu’elles sont largement tournées vers la location entre particuliers et bousculent le secteur du tourisme. La popularité grandissante de ce mode d’hébergement n’est pas sans poser quelques problèmes, notamment dans les grandes villes où le phénomène accentue les tensions sur le marché locatif de longue durée.

Quant aux professionnels du secteur de l’hôtellerie, ils y voient une concurrence déloyale et mal formée. Du point de vue du loueur, la location saisonnière est une source de revenu intéressante. Quant aux voyageurs, ils y trouvent également leur compte. Louer un logement de particulier à particulier présente différents attraits décrits plus bas. Dans cet article, nous voyons en détail les avantages de la location saisonnière sur les plateformes internet.

Abritel, Airbnb, Booking, etc. Ces plateformes qui révolutionnent la façon de voyager.

En 2004 fût lancée la société Couchsurfing. Le principe est simple : des individus mettent gracieusement à disposition des voyageurs une chambre ou un canapé convertible, parfois un matelas gonflable.  Les conditions de confort ne sont pas toujours optimales mais permettent à des millions d’individus de voyager à moindre coût (d’autant plus que le transport aérien s’est fortement démocratisé avec l’arrivée des low costs). Signe de sa popularité, le couch surfing est désormais entré dans le langage commun.

Quelques années plus tard (en 2008), Airbnb voit le jour en proposant un concept légèrement différent : cette fois-ci les personnes mettant à disposition une chambre seront rémunérées. C’est le début d’un phénomène mondial venant bousculer l’hébergement de vacances, mais aussi celui des déplacements professionnels. Appâtés par un complément de revenu, des millions de particuliers mettent à disposition une chambre libre ou une résidence secondaire inoccupée. Différentes plateformes ont vu le jour, chacune s’adressant à un type de clientèle différent.

Airbnb s’est historiquement positionné sur le secteur de la location entre particuliers. Booking s’adressait davantage aux professionnels en déplacement et recense beaucoup d’hôteliers. Tandis que Abritel vise plutôt le marché de la location de vacances à la semaine. Les avis Abritel Homeaway sont positifs. Il s’agit d’ailleurs du numéro 1 sur ce segment en France. Avec le temps, Airbnb et Booking tendent à mutuellement converger vers un modèle s’adressant à la fois aux loueurs particuliers et aux professionnels. Une part significative du chiffre d’affaires de Booking est désormais réalisée dans le segment de la location d’appartement. Airbnb reste largement concentré sur la location de particulier à particulier.

La location saisonnière : une activité rentable ?

La location saisonnière peut être pratiquée en vue d’obtenir un petit complément de revenu, ou bien être dans une démarche plus ambitieuse s’apparentant à celle d’un investisseur cherchant à optimiser la rentabilité d’un bien immobilier, auquel cas le taux de remplissage du bien immobilier doit être maximal.

Pour les personnes disposant d’une résidence secondaire, la location saisonnière est un complément de revenu opportun pour couvrir les charges de la résidence (taxes foncières, charges de copropriété, etc.). Les logements sont alors mis en location lorsque les propriétaires ne les occupent pas. Abritel est une des plateformes les plus adaptées pour louer un appartement ou une maison sur un lieu de vacances. Les loueurs souhaitant mettre à disposition un appartement situé dans une grande ville (Paris, Lyon, Bordeaux, etc.) auront davantage intérêt à se tourner vers Airbnb voire Booking pour cibler une clientèle internationale.

La location courte durée permet d’obtenir un rendement brut supérieur à la location classique. Cela étant, c’est une activité chronophage car il faut gérer les réservations et régulièrement se rendre sur place pour inspecter l’état de l’appartement. Certains décideront de réaliser eux-mêmes la gestion du bien locatif (changement du linge, ménage, etc.). Mais bien souvent, le propriétaire sera contraint de déléguer ces tâches à un service de conciergerie.

Cela s’applique plus particulièrement encore dans le cas des résidences secondaires, souvent éloignées du lieu de résidence des propriétaires. Les services de conciergerie sont relativement onéreux. Il faut compter 25 à 30 euros pour une remise des clefs (check-in et check-out aux heures de journée). Le service de ménage dépend grandement de la surface du bien. Cela peut aller du simple au triple, et davantage dans le cas de la location d’une villa ou d’un manoir. Les frais de gestion et d’entretien sont donc multiples, aussi les personnes souhaitant se lancer dans la location saisonnière ont intérêt à bien faire leurs calculs avant de démarrer.

Pour comparer la rentabilité de la location saisonnière à d’autres placements, il est important de calculer les revenus nets générés par l’activité. Les revenus de location courte durée appartiennent à la catégorie de BIC (bénéfices non commerciaux). Il peut être intéressant de se rapprocher d’un fiscaliste ou d’un conseil en gestion de patrimoine pour évaluer la rentabilité nette d’un projet locatif.

Des contraintes réglementaires.

Cette activité de location saisonnière est intéressante, mais s’accompagne de quelques contraintes règlementaires à connaitre. Il existe de nombreuses grandes villes (dont Paris) où la résidence principale ne peut pas être louée plus de 120 jours par an. S’agissant des résidences secondaires, dans les grandes villes, il faut également demander une autorisation de changement d’usage. Cette demande se fait auprès de la mairie.

En sus des contraintes au niveau de la ville, certaines copropriétés imposent des restrictions quant à la location saisonnière. Ces dispositions font généralement suite aux plaintes de résidents victimes des nuisances sonores de voyageurs indélicats, ou constatant des dégradations dans les communs de l’immeuble. Il est donc impératif de bien se renseigner avant de mettre son appartement en location sur une plateforme internet.

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